Désolée de ce long temps de latence, mais vu ce que j'avais à poster, j'avais du mal à trouver l'entrain nécessaire...
Pour comprendre le titre de ce post, je vous renvoie à la chanson de Georges Brassen "Le Pornographe".
Alors du haut de mon balcon, de ma tour d'ivoire, que peut-on voir?
Hé bien la semaine dernière, plus que de la vue, il s'agissait de l'ouïe. En effet sous nos fenêtres s'était installé dès vendredi matin (aux aurores le 2 juin) un évènement hautement enrichissant.
J'ai d'abord -comme à mon habitude- râlé paske la fourrière est venue dès 6h du matin embarquer les 3 voitures qui semblaient empêcher la grande place Thulasne d'accueillir son installation. J'imagine la tête des personnes parties bosser à 7h30, pensant ne pas déranger à cette heure là, et ne trouvant plus leur moyen de locomotion. Bref! l'évènement n'avait déjà pas mon capital sympathie au plus fort au départ. Le vendredi après-midi s'est déroulé dans une chorale de "test" "1,2 ; 1,2" etc. dont nous sommes familières hélas. Je passe sur les "Jojo, passe moi le pack de bières steuplé, on m'entend bien, hein?" criés dans un ampli costaud... Mais comme le test musical a été fait avec un cd des Red Hot Chili Peppers, j'ai fait bonne figure en me trémoussant comme il se doit (private joke: "mini metal !").
Et samedi?
Samedi était le lendemain d'une soirée blabla avec les Loupas qui avait duré tard dans la nuit. Aussi quand trop tôt pour nous, nous avons du sauter en bas de la mezzannine à cause du bruit venant de la place, ça a été pour découvrir ça:

Sur un air de "Camisa Negra" de Juanes, ou un autre latinos du même genre
La migraine pointait, l'irrascibilité affutait ses couteaux, quand après 2 ou 3 harcèlements msnesques par la pitchoune de soeur de ma cheewie qui prétendait s'ennuyer ferme chez elle, nous lui avons proposé de venir à la maison, plutôt que d'écouter l'"évènement" à la radio...
Elle a réussi à se faire conduire en voiture par son bopère en short et charentaises, alors que nous pensions qu'elle prendrait une copine par la main pour venir.
Ma feelutine a du se dévouer et accompagner sa soeurette de 15 ans descendre voir "ses stars".
Et oui! car de plus près, il s'agissait... d'une étape du NRJ Tour, une sorte de tournée de concerts gratuits dans les grandes villes du pays. Joie, bonheur, félicité: Tours avait l'insigne honneur de pouvoir les recevoir cette année.

Les badaux attirés... par la musique, par l'installation, par les sponsors? L'équipe distribuait des places gratuites aux personnes présentes, tout en réalisant des interviews des artistes présents sur la scène qui faisait plus office de podium.
Ma cheewie a fait en sorte de prendre bcp de photos pour rendre l'effet que tout ce déballement faisait sur les gens, histoire que notre mésaventure jusqu'ici seulement auditive (et intellectuelle oui!) se transforme en docu-fiction (sic!).

Ici tous les jeunôts et jeunettes, à l'affût de la star à laquelle on peut faire qui un baiser, qui une photo sur le portable pour "faire montrer à ma grand-mère"; quitte à faire s'écrouler les barrières pour pouvoir toucher "Amiiiiine!!!". Le monsieur à casquettes, sensé être le chanteur d'un groupe californien ultra connu, n'a pourtant pas fait d'émules, puisque personne pas même moi, ne savions à qui nous avions affaire (nous avons su plus tard qu'il s'agissait du Orsonband).
Notez les gros gorilles bien impressionnants, des fois qu'une minette shootée à la progestérone arrache le tshirt de ce mec cool...
J'ai du moi-même rejoindre les greluches, puisqu'on m'a appelée à la rescousse pour amener du papier et un crayon, la plastique et le charme de ma douce lui ayant attirés les faveurs du staff qui les a fait rentrer en backstage, les autorisant à aller voir les artistes présents et à leur demander autant d'autographes que la pitchoune en voudrait.
Le bopère des filles et moa (j'étais pas en short et charentaises mais le coeur y était!) avons souri en regardant les photos déjà prises par ma feelutine avant notre arrivée, de la tête d'un jeune chanteur français au tshirt bleu faisant le lover en embrassant ma petite belle-soeur et révélants son état stoned...
Ca m'a fait moins rire quand j'ai appris qu'il s'était foutu d'elle en lui demandant d'abord si elle aimait ce qu'il faisait (cette mini-pouf a répondu: "oh oui! j'ai même ton disque et je connais les chansons par coeur"), si elle comprenait tout (et la mini-minette de faire "oh oui oui! j'ai tout compris, j'adore!"), et lui d'ajouter faussement naïf: "Ah oui? même quand je chante en arabe, tu comprends?". Heureusement ma cheewie et moi avons été les seules à comprendre le mordant de sa réflexion...
Bref! C'est le moment qu'a choisi l'amour de ma vie, la prunelle de mes yeux, le plus beaux des trésors... pour me dire que le staff lui avait remis une enveloppe contenant non seulement 4 places pour le concert NRJ du soir même, mais qui plus est en vip, jointes à 4 invitations à une after assez privée (où le guitariste du Orsonband a trouvé le moyen de dire espérer pouvoir retrouver ma feelutine... ggrrrrr).

Lorsque j'avais vu les affiches placardées partout, sans trop lire ce qui y était écrit, j'ai cru un instant qu'à la manière des combats de boxe thaïe (des affiches très mythiques), nous allions avoir un combat Hercule contre Xéna (de loin, la tête dans mes exams, je suis capable de voir n'importe quoi)?

La décision a été prise d'y aller, vue l'opportunité qui s'était présentée, l'annulation pour nous d'un concert de Poney Club où nous voulions aller nous rendant aussi disponibles que la fatigue post exams le laissait possible . Histoire de voir une grosse machine tourner (à défaut d'avoir les Rolling Stones sous la main lol), de "know your enemy!", et de faire plaisir à la minette qui flambait à mort.

Nous avons embarqué le malheureux Ben pour faire le 4e de cette partie de belotte paillettes. Nous avons mis tous le chôôôli bracelet rose barbie...
Et hop! direction le parc des expos, le grand hall.
Les tickets sont contrôlés 2 fois, il parait que les ados sont tellement hystériques que les gars de la sécu (ce sont eux-mêmes qui nous l'ont raconté) ont été parfois obligés de séparer des ados qui se battaient pour une place. :O
Plus terre à terre, à l'entrée de la salle, en rangs d'oignons, se tenaient de petits jeunes transformés en sandwichs publicitaires, qui distribuaient chaussette-housses de portable aux couleurs de Sony Ericsson, des petites lampes grosses comme mon pouce pour seufeureu, et autres merdouilles du même acabit.
Guidés par des hôtesses anorexiques et fades à force de vouloir coller aux codes de beauté des canons idéaux de notre société des excès, nous nous sommes serrés sur le fameux carré vip tant envié (y avait pas de quoi!).
La soirée devait être retransmise en direct, aussi des animateurs de nrj france venaient-ils chauffer la salle, d'abord grâce à l'aide d'un dj mixant les extrêmes (passant d'un tube reggaïsant à un truc technoïde minimal appelé Pakito). Je vous épargne les conneries du genre: "Houla la Tours ce soir c'est chaud-bouillant!" ou "Tours il paraît que vous êtes le meilleur public de France!" ou encore d'autres phrases d'encouragement chauvines destinées à faire crier le public pour qu'il paraisse plein d'entrain à l'écran.

Petit moment sympa: un des animateurs a proposé qu'au lieu d'utiliser l'habituel briquet, les teenagers utilisent la loupiotte seufeureu dans la grande salle plongée dans le noir.


J'ai été bombardée pour la soirée photographe officielle pour la pitchoune, ce qui m'arrangeait bien car du coup, je n'ai pas vu la soirée passer (nous sommes arrivés à 20h et ça c'est fini vers 22h30). J'avais vraiment envie de prendre cette foule hystérique et jeune, mais comment vous faire ressentir l'électricité qui régnait dans cette salle?
J'ai eu une sensation de vertige phénoménale... une sorte de réaction insctinctive, conditionnée. Toutes ces personnes tournées vers la même direction, de cette lumière rouge, alors qu'une personne (une chanteuse appelée Nadya je crois) toute de blanc vêtue s'adressait à eux. Le frisson qui m'a parcourue est le même que je ressens lorsque je suis confrontée à l'histoire de l'horreur totalitariste (mes intimes comprendront). Un sentiment d'oppression, d'urgence, de besoin de fuir, vite!!!
J'ai réussi en 2 secondes à me reprendre et à voir tout ça sous l'angle qu'il méritait le plus: la dérision.

Du genre Emma Daumas déguisée en Minnie Mouse ou Bettie Boop; c'est vrai que ça change du pseudo-look goth! rires

Il y a eu des moments profondément ridicules: un artiste (je ne sais pas si c vraiment le terme...) appelé Pakito (j'ai vu le clip 3 fois cette nuit donc maintenant je sais qui c'est: il reprend d'ailleurs une esthétique vaguement communiste russe). Sur scène ça a donné 4/5 nanas pulpeuses mais sans autres charmes, qui se trémoussaient enroulées dans des boas plastiques fluorescents/phosphorescents. Spectacle vulgaire, renforcé par la présence de l'unique musicien de Pakito, vêtu d'une combinaison de travail orange. D'un doigt volontaire, il semblait jouer la mélodie sur un clavier digne de nos anciens Bontempi (tout le monde en a eu un, ne vous cachez pas, y a pas de honte!). Il me rappelait un peu Scooter, le groupe allemand qui revient sur le devant de la scène en ce moment (vu dans Tracks).


Mais la palme du ridicule revient quand même à ce petit chaperon rouge qui fait un appel du pied du côté de Mylène Farmer... ;)
Najoua Belyzel... tout un poème...
Mais faisons court: s'habiller d'une tenue vaporeuse rouge, je ne vois pas en quoi cela sert son single ("Gabriel" et l'entêtant Es-tu fait pour lui, es-tu fait pour moi), qui je le signale, semble être fort apprécié des lez qui une fois n'est pas coutume, semblent y voir l'histoire d'une gentille bisexuelle hésitante.
Marrant de la voir juchée sur ses talons de 10cm effectuer une choré laborieuse, manquer de se ramasser la goule mais tout en faisant en sorte que ça ne se voit pas trop, faire croire que "c'est exactement ce que je voulais faire!".

Oh mon dieu! voir les ados en furies se faire coucou à eux-mêmes sur les grands écrans disposés de chaque côté de la scène...

Grands écrans qui permettaient aux fameux veinards vip de comprendre un peu ce qui se passait sur scène, paske franchement on ne voyait rien du tout (moa je m'en fichais remarque, mais bon j'avais une teen déchaînée à côté de moi) et c'était ptêt mieux comme ça... rires.

Sûrement une mode "je m'habille comme un sac" qui a du être lancée à l'insu de tout le monde; après la fifille de la Starac', la nénette de M6 Leslie fagotée comme si elle roulait en vélo de nuit...

Dernière image de cette soirée; ceci est un très bon reflet de mon iconographie personnelle des Enfers... ou des cauchemards zombiesques auxquels je suis accoutumée.
Nous avons poussé le bouchon jusqu'au bout, puisque tant qu'à y être, nous sommes allés à l'after prévu à la grange de Parçay-Meslay louée pour l'occasion.
Je n'ai pas réussi à prendre de photos, mais croyez moi au centre de la pièce général se trouvait un dance-floor surplombé par une estrade composée de 2 dj's aux couleurs flamboyantes de la radio nrj.
Le reste de la pièce se composait de 3 ou 4 buffets avec serveurs en livrée, où étaient proposés tous les alcools possibles sans limitation. Le ravitaillement étant fourni par le traiteur Hardouin, la soirée bien que marquée fortement par les sponsors, étaient surtout l'excuse à un étalage de fric monstrueux.
Un petit tour et 20 minutes plus tard et je me rendais compte que dans la pièce ne se trouvaient que des jeunes femmes au physique avenant et sûr d'elles-mêmes (le genre pop-rock en boîte de nuit) et de vrp trentenaires et quadragénaires qui lorgnaient du côté des jeunettes... Quand on a commencé à voir les animateurs de nrj paris faire le tour de la salle en prédateurs qui repéraient leurs proies ("Avec qui vais-je rentrer ce soir?"), on a décidé de mettre les voiles, sans regret.
La morale de tout ça, c'est que j'ai une minette qui a oublié qu'elle passait le brevet dans quelques jours paske waouh elle a parlé à Amine; et pour les 3 chaperons de la soirée, nous sommes bien confirmés dans nos goûts personnels bien éloignés de tout ce superficiel véreux.
On a vu 1 fois, pas 2. Paske tant d'étalage, tant d'énergie déployée, de thunes investies, pour des peoples de 2nde zone qui se trémoussent 5 minutes maxi en playback (le seul à avoir chanté réellement c'est Martin "new James Brown" Solveig)...
Comme s'amuse à dire mon père (sic!): "Je veux bien qu'on me prenne pour un con, mais mieux vaut faire en sorte que je ne le vois pas"... et bien là ils ne se cachent même pas, et ça passe!
Soupir...
ps: Nous avons eu droit à de la pub toutes les 1/2h comme au début des séances de cinoche, et quand on nous a diffusé une pub seufeureu avec Iggy Pop, on a été 2 dans le gradin vip à se mettre à brailler frénétiquement "Iggy Pop!!! Iggy Pop!!! Iggy Pop!!!"... en vain ;)
5 commentaires:
Cette nuit je suis tombée 2 fois (sic!) sur le clip de Paris Hilton; ça m'a donné une soudaine et incompréhensible envie de me pendre... va comprendre...
C'est un hommage VOLONTAIRE ou INCONSCIENT ou COMMERCIAL au clip de Chris Isaac ? (désolé pour ceusses qui ne sont pas de la bonne génération)
Je préfère ne pas lui demander... déjà qu'au bout du 2e visionnage du clip, je commençais à siflotter la mélodie... GET BEHIND ME SATAN!!! (tiens encore une référence mais 'achement plus récente dis ;))
facile la Bande Blanche, trop connu.
wahouuuu, c'était le soir des concerts zarbis, vous dans la 3,5ieme dimension et nous dans le fabuleux monde des "bénévoles de la bonne cause, bien sous tout rapport, qui tiennent le bar pour pas qui tombe, tout en tenant des conversations sur l'avenir de la culture, pardon de la CULTURE.
mais que ne ferait on pas pour voir sourir nos bambins préférés...hummmm
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